Enfants - TDAH et Troubles DYS
LE MIROIR
Il a compris. Son corps, non.
Le matin, s’habiller prend quarante minutes et vous avez répété la même phrase six fois.
La maîtresse vous dit qu’il est intelligent, qu’il pourrait mieux faire, qu’il n’écoute pas.
Lors des devoirs, il se lève, s’assoit, se balance, glisse sous la table. Il s’avachit, s’assoit en W, enroule ses pieds autour de la chaise.
Copier trois lignes du tableau lui prend le temps que les autres mettent à en écrire dix, et il n’a pas fini.
À 18 h, il explose en cherchant son agenda qui est pourtant dans son cartable.
Et vous, vous tenez un dossier, un bilan, un planning de rééducation, et un enfant qui a l’emploi du temps d’un cadre.
Il finit par vous dire qu’il est nul, et vous ne savez plus quoi lui répondre.
POURQUOI
Ce n’est pas un manque de volonté
Il a compris la consigne. Il sait ce qu’on attend de lui. Il veut y arriver.
Et pourtant écrire lui coûte trois fois plus qu’aux autres, et rester assis lui demande un effort permanent. Son corps dépense une énergie considérable à faire ce que d’autres font sans y penser.
Cette énergie-là, il ne l’a plus pour apprendre. Ni pour encaisser une contrariété minuscule à 18 h.
COMMENT JE REGARDE
On reprend à la racine
On me décrit un comportement, une lenteur, une agitation.
Je regarde ce qui, en amont, oblige le corps à s’organiser comme ça.
Ce n’est pas une méthode, c’est une façon de regarder.
Elle explique pourquoi je pose beaucoup de questions avant de proposer quoi que ce soit.
COMMENT ÇA SE PASSE
La première fois, vous me racontez. J’observe la posture, je fais quelques tests simples, debout puis au sol, par de petits mouvements et de légères pressions. Je vous explique ce que j’ai vu, et la première séance enchaîne dans la foulée.
Vous repartez avec un ou deux mouvements à refaire à la maison.
En général quatre à cinq séances suffisent, espacées de quatre à six semaines. Le système nerveux a besoin de ce temps là pour enregistrer une nouvelle façon de fonctionner. Ce n’est donc pas un rendez-vous hebdomadaire de plus dans votre semaine.
À partir de 3 ans. 75 € le bilan et la première séance, puis 60 € par séance, une fois toutes les quatre à six semaines.
Ces séances ne sont pas remboursées par l’Assurance maladie. Quelques mutuelles commencent à les prendre en charge au titre de leur forfait annuel « médecine douce ». C’est encore rare, cela vaut le coup de regarder votre contrat, sans compter dessus.
CE QUE JE NE FAIS PAS
Je ne pose pas de diagnostic. Un TDAH ou une dyslexie sont là, mais je préfère travailler sur les potentiels de chacun plutôt que de laisser les difficultés définir une personne.
Je travaille en complément des suivis médicaux et paramédicaux, médecin, psychologue, orthophoniste, psychomotricien. Jamais à leur place.
Je ne vous demanderai jamais d’arrêter une prise en charge en cours, et je ne construis rien contre l’école.
À QUOI VOUS VERREZ QUE ÇA BOUGE
Je ne mesure pas un diagnostic. Je regarde ce que la journée coûte.
Est-ce qu’écrire est devenu plus confortable. Est-ce que l’agitation a baissé sans qu’on ait eu à la réprimer. Est-ce qu’il reste de l’énergie à 18 h. Est-ce que le sommeil répare.
Ce sont des signes discrets, et c’est souvent l’entourage qui les remarque avant l’intéressé. Je les note séance après séance, parce qu’on oublie vite d’où l’on est parti.
CE QUE JE VOUS DEMANDE
Pas une heure d’exercices de plus dans une journée déjà pleine.
Trois minutes, accrochées au rituel du coucher. Pas un créneau à caler, pas une négociation quotidienne à mener.
Et si ces trois minutes ne se font pas, le travail avancera quand même. Il prendra simplement plus de temps et ce travail sera fait en séance.
L'APPEL
Avant de prendre rendez-vous, appelez-moi.
Quinze minutes au téléphone suffisent pour que je vous dise si ce travail a du sens pour votre enfant, ou si ce n’est pas le moment.